Archive pour conflit de classes

où l’aubépine fleurit sous les yeux de Swann

Posted in flics et privés, marquise with tags , , , , , , , , , , , on avril 18, 2010 by michel brosseau

Étrange scène que celle qui se déroula sous les yeux désormais plus éberlués qu’hagards de Swann le stranguleur, sorti de sa torpeur par l’irruption tout autant soudaine qu’inespérée, dans le bureau du commissaire Lognon, de cette jeune fille en fleur entièrement vêtue de blanc, ravissante, éclatante de santé, souple branche d’aubépine dont on devinait les formes délicieuses sous le négligé si savamment travaillé de ce survêtement qui lui allait à ravir, et permettait à sa coiffure de trancher si radicalement par sa couleur – un bandana rouge dont les nuances s’accordaient à merveille avec ses lèvres carminées –, l’ensemble lui donnant cet air légèrement canaille dont Swann ne comprit que bien plus tard les motivations artistiques, lorsque, séjournant en prison, il réussit à entamer une correspondance suivie avec Marie-Mathilde – celle-ci put alors lui donner à voir toute l’étendue de sa sensibilité et de son intérêt pour l’art, et notamment lui expliquer la démarche qu’elle avait adoptée en fondant en compagnie de Miss Tyc, une ancienne camarade de lycée, Kill ‘em, ce duo rap underground teinté d’influences diverses allant du slam – new-yorkais, cela va de soi – au hard core le plus extrême, mêlant les subtilités d’une écriture nourrie des plus grands noms de la poésie française à la violence sanguine et sensuelle du gangsta rap, renouvelant au contact d’une langue grosse des réalités douloureuses qui sont le lot quotidien de tant de jeunes aujourd’hui un véritable art poétique, ainsi qu’en témoigna son propos, à la fois tout droit sorti du cœur de celle que sa tante avait pris coutume d’appeler Mâ-Mâ depuis sa plus tendre enfance, et ciselé par l’artiste qui, sur scène, avait choisi de se nommer Mac 5 – clin d’œil à son père vendeur de missiles chez Matra mais aussi au MC5, groupe trop souvent oublié et pourtant digne du plus haut intérêt car tellement représentatif de l’explosion d’une jeunesse en rupture de ban – réunissant ainsi les deux côtés de sa personnalité : « Vous la laissez sortir la marquise, là… et pas dans cinq heures, hein !… Parce que tout d’suite j’vous passe le ministre, moi, si vous voulez… et en ligne directe, attention !… Non, mais c’est quoi c’délire de garde à vue, machin… Vous voulez la kill, ou quoi?… C’est parce qu’elle est marquise, hein, c’est ça !… Mais avouez-le, au moins, qu’c’est pour ça !… Ayez les couilles de l’dire, quoi !… »

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où, temporairement, le taxi est mis en stand by

Posted in flics et privés, lecteur à la rescousse, marquise, Vanessa, Yann-Erwann with tags , , , , , , , , , , , , , , on avril 3, 2010 by michel brosseau

Le commissaire Lognon n’écoutait plus le taxi que d’une oreille distraite, non pas que son épatant appendice eût alors réclamé de sa part une attention particulière, mais en raison de la vibration qu’il sentit sur sa cuisse gauche, vibration émanant de la poche de son imperméable, à cette heure encore détrempé, vibration annonciatrice de la réception d’un message qui, aussitôt, l’amena à plonger la main dans ladite poche, écarter quelques mouchoirs et une pipe au fourneau encore tiède, avant d’extraire son téléphone portable et, professionnel jusqu’au bout, de placer sa main restée libre afin de masquer l’écran qui s’allumait, ce non en raison d’un quelconque problème de faux jour ou de reflet, mais dans un souci de confidentialité dans la transmission de l’information, le privé à la triste allure qui était assis près de lui tentant déjà, après avoir étiré, jusqu’à la dernière vertèbre, tant son dos que son cou, de jeter, mais en vain, un œil scrutateur sur le message que le digne successeur de Maigret commençait à découvrir : « Marquise avoué sortie 16h30 coz salon de thé. » Lognon ne put réprimer un sourire tout en éteignant son portable. Et vous aussi, sans doute, lecteur, avez-vous souri. Votre perspicacité est sauve : Emma n’est pas sortie en compagnie de sa bonniche !… Et puis, vous vous en doutiez depuis le début que la marquise était sortie plus tôt, mais certainement pour un motif futile, qu’elle mentait en quelque sorte par coquetterie, ou simple réflexe de classe, haine atavique de l’aristo pour tout ce qui touche de près ou de loin à la République… Et là, hein ! par gourmandise, qu’elle était sortie… Collait avec le portrait du personnage. Et ceci dit sans une once de jugement !… Yann-Erwann, les pâtisseries… Ben voyons !… Encore heureux que vous ayez jamais eu l’idée de postuler pour devenir flic. Tout à votre honneur, lecteur ! Mais telle dose de naïveté, allons !… Souriait pourquoi, d’après vous, le commissaire ? Parce qu’énorme, alibi pareil !… Ridicule !… Du travail d’amateur !… Et ce couillon de Lapointe qui se laissait prendre. Tiens ! le taxi, là, en train de débiter son histoire, jamais il serait tombé dans pareil panneau. « Parce que, bon, comme j’disais, hein ! 35 piges à faire le con derrière un volant, ça vous en apprend sur les bonshommes et les bonnes femmes !… Enfin, c’est du moins c’que j’croyais !… Parce que c’coup-là, on m’l’avait encore jamais fait… Mais enfin, comme on dit, hein, on en apprend tous les jours !… »

où le jeune Lapointe s’apprête à interroger la marquise

Posted in flics et privés, marquise, Uncategorized, Vanessa, Yann-Erwann with tags , , , , , , , , , , , , on mars 19, 2010 by michel brosseau

Lapointe alla prendre la relève auprès de la marquise, fébrile à l’idée qu’elle puisse lui révéler ne pas être sortie à cinq heures, comme elle n’avait cessé de l’affirmer jusqu’alors. D’ailleurs, cette insistance était louche. De la part d’une femme de son rang, attacher autant d’importance à ce détail aussi trivial. Elle qui, de toute éternité, avait pu disposer de son temps comme bon lui semblait, n’ayant pour toutes contraintes que quelques dîners en ville et ses rendez-vous avec son tendre Yann-Erwann, pourquoi tant de précision concernant le moment où elle avait quitté son appartement. La théorie de Lognon semblait tout à fait convaincante : elle insistait pour mieux dissimuler. Comme le disait si bien le commissaire, elle exhibait l’arbre pour mieux cacher la forêt, et leur faire pendre sa vessie à la lanterne. Concernant cette dernière expression, Lapointe n’était pas certain d’avoir bien entendu. Car Lognon n’était pas toujours facile à suivre ! Surtout dans ces moments où, fatigué et en proie à une agitation cérébrale extrême, pris d’une soudaine inspiration qui, répétons-le, lui conférait un je ne sais quoi de chamanique, il se mettait à marmonner de sa voix nasale tout en mordillant le tuyau de sa pipe, ponctuant son propos de coups de talon au sol, et secouant la tête, le regard fixe parti on ne savait où. C’était bien simple : torse nu, vous l’eussiez sans doute pris pour Iggy Pop lors de ses premiers concerts en compagnie des Stooges. « Ferme, Lapointe, ferme… mais sans la brusquer… la charmer un peu… qu’elle se détende… un atout, ta jeunesse… n’oublie pas le café… qu’elle avale quelque chose… des sandwiches, des croissants, ce que tu veux… déjà tombée dans les pommes, à la morgue… pèse son poids… par la bande, tu comprends… toujours par la bande… qu’elle se contredise… lâche le morceau sans le vouloir… ni vu ni connu je t’embrouille… tu me suis… coriace… tu lui dis pour Yann-Erwann… convoyé cet après-midi… arrivée Montparnasse en TGV… on l’emmènera si elle est sage… du tact… hein, du tact… a fait quoi si sortie juste après la bonniche… sortie à quatre heures, la Vanessa… en douceur, Lapointe… en douceur… moi, je passe au labo… et ensuite, direction l’hospice de Meudon pour voir la vieille… joli prénom Félicité… joli prénom… »

où Lognon élabore un plan d’action

Posted in collectif Burma, flics et privés, marquis, marquise, Milan Moneste, Vanessa with tags , , , , , , , , , , , , on mars 18, 2010 by michel brosseau

L’inspecteur Décembre n’était pas peu fier quand il sortit du bureau du commissaire, les yeux cernés par la fatigue – il n’était pas loin de sept heures du matin – mais satisfait de son travail : s’il n’était pas parvenu à faire se contredire la marquise sur son prétendu horaire de sortie – il avait eu beau multiplier les questions pièges, elle n’avait cessé d’affirmer être sortie à cinq heures – il considérait néanmoins comme une victoire importante cet aveu qui venait d’échapper à sa cliente : elle connaissait bel et bien l’existence du collectif Burma… Et savait même que sa bonniche en faisait partie !… Elle qui jusqu’alors n’avait eu de cesse d’affirmer n’être au courant de rien quant aux activités de son marquis de mari… Lognon ne sembla pas étonné quand l’inspecteur vint lui annoncer ses découvertes. S’extirpant du fauteuil dans lequel il avait vainement tenté de dormir un peu, le commissaire se rendit jusqu’à la fenêtre du bureau, et là, tournant le dos à ses inspecteurs, ses deux mains posées bien à plat sur le radiateur qui se trouvait là, plongea le regard sur la cour intérieure du quai des Orfèvres. Pas un mouvement à l’extérieur. Pas un bruit, si ce n’est, sur les quais, le crescendo tendu d’une moto dont on poussait à fond les régimes. Lognon demeura ainsi quelques minutes, puis, se retournant en baîllant, s’adressa enfin à ses hommes : « Du bon boulot, les gars !… Quand Milan Moneste va apprendre ça !… Lapointe, mon petit, à ton tour d’aller la cuisiner !… Et surtout te laisse pas impressionner… On est pas du même monde, elle et nous, mais c’est pas pour autant qu’il faut qu’on s’écrase… Au contraire, même !… Tiens ! Tu veux savoir ce qu’il me disait toujours l’oncle Édouard, à propos des gros, comme il les appelait ? Des « pompe-moelle », qu’il disait… Ah ! ils avaient pas peur des mots, à l’époque. Il répétait ça tout le temps, même que ma mère, ça l’énervait… Elle trouvait que c’était pas des choses à dire devant un gosse… Il disait comme ça : « Plus c’est l’opulence et tant plus c’est la charogne ! » C’est ça qu’il faut avoir en tête, avec des clientes comme la marquise !… Ça et pas autre chose !… Ah ! Mais attends ! Elle a voulu jouer avec nous !… Très bien !… Lapointe, tu nous la cuisines à feu doux… Lucas, tu prends le relais dans une heure… Jusqu’à midi, s’il le faut, vous me la lâchez pas !… Toi, Décembre, tu mets le paquet pour nous retrouver la Sofia Aldobrandi… M’a pas l’air beaucoup plus franche du collier que sa sœur, celle-là !… Pendant ce temps-là, je crois bien que j’aurais tout intérêt à rendre une petite visite de courtoisie à Félicité… Pas que les maisons de retraite soient vraiment ma tasse de thé, mais je suis à peu près certain qu’elle aura des choses intéressantes à me raconter sur ses patrons, la pauvre vieille… »

où l’on regrette de ne pas avoir le temps de méditer sur le récit de Lognon

Posted in collectif Burma, flics et privés, marquis, marquise, Vanessa with tags , , , , , , , , , , , on mars 14, 2010 by michel brosseau

Le commissaire Lognon aurait aimé prendre le temps de commenter son récit, sachant ô combien il était important de méditer les textes dont on s’était imprégné, rejoignant une longue tradition que nous n’aurons pas le loisir d’évoquer davantage car, déjà, le visage pâli par la colère et le manque de sommeil, le regard noir, pénétrait dans le bureau cette même marquise qui, l’avant-veille, aux environs de dix-sept heures, avait quitté son domicile. S’agitant, proférant des menaces quant à la promotion de l’ensemble de la flicaille qui se tenait à portée de ses invectives, Emma de la Bôle se comportait sans plus de souci du protocole. Lognon, une nouvelle pipe au bec, l’invita à s’asseoir, et, d’un pas nonchalant que ses inspecteurs connaissaient bien, signe infaillible que le commissaire avait une idée derrière la tête, se dirigea vers le placard qui se trouvait au fond de la pièce, et en ramena une bouteille de Chartreuse ainsi que deux verres. Une fois les verres servis, et l’ensemble des inspecteurs renvoyés : « Attendez-moi à côté ! Je vous ferai signe, quand j’aurai besoin de vous… », Lognon se tourna vers la marquise et, la regardant droit dans les yeux : « Comme disait mon oncle Edouard, un remontant ne peut jamais faire de mal si on n’a pas le gosier en pente !… » Réflexion qui ne parvint aucunement à dérider son interlocutrice. « Il faut que nous parlions, tous les deux. Pour être franc, je suis certain que vous me cachez quelques petites choses. » Emma, aussitôt, s’était redressée sur sa chaise, comme piquée au vif. « Oh! Ne vous en faites pas, madame la marquise : tout va bien. Mais j’ai l’impression que vous ne vous rendez pas bien compte de la gravité de la situation. Non pas que je vous soupçonne de quoi que ce soit…* Mais le pays est en danger, Madame. Ce collectif Burma… » Le commissaire remarque la légère rougeur qui apparut sur les joues de la marquise lorsqu’il prononça ces mots. Sans doute en savait-elle plus qu’elle ne l’avait affirmé jusqu’alors, jouant les ignorantes quant aux activités de son marquis de mari. « Ce collectif Burma, disais-je, représente un terrible danger pour la France. Et peut-être même, pour l’ensemble de la planète !… » Lognon avala une gorgée du sirupeux breuvage qu’il aimait tant, tira quelques bouffées sur sa pipe, puis reprit : « Avant que vous n’embauchiez Vanessa Aldobrandi à votre service, vous aviez une domestique du nom de Félicité… C’est bien cela ? »

*L’auteur entend déjà les commentaires acerbes de certains de ses lecteurs qui, très certainement, n’hésiteront pas à affirmer qu’il s’agit là d’une reculade motivée par l’apparition d’Emma de la Bôle sur le réseau Facebook. À ceux-là nous nous contenterons de rappeler que nous nous bornons ici à rapporter des faits qui nous ont été rapportés. Quant à la manière dont nous avons pris connaissance de ceux-ci, chacun comprendra aisément que nous ne puissions rien en révéler ici.

où chacun mastique sans que personne ne passe à table

Posted in flics et privés, marquise, Milan Moneste, Vanessa with tags , , , , , , , , , , , , , on mars 10, 2010 by michel brosseau

Mieux valait qu’Emma ne soit pas encore sortie de chez elle, retenue qu’elle était pas les sbires de l’Identité judiciaire, fouinant, collectant cendres et poussières, photographiant, lisant jusqu’à la moindre liste de courses écrite de la main de Vanessa, retournant, méthodiques, chacun des nombreux objets que comptait cet appartement quitté la veille, aux environs de dix-sept heures, par une marquise dont le visage témoignait, depuis qu’elle avait cessé de fredonner, d’une inquiétude croissante. Il était pourtant préférable, et de loin, qu’elle se trouve encore chez elle, à subir cette flicaille scientifico-inquisitrice, plutôt que d’avoir été déjà emmenée dans le bureau du commissaire Lognon. Aurait-elle supporté le spectacle de ces quatre hommes aux traits tendus par la fatigue et arpentant sans un mot les quelques mètres carrés de la pièce enfumée, possédés par cette même excitation que le fauve carnassier, lorsqu’enfin, après une traque longue et épuisante, il a la certitude que sa proie est désormais à sa merci. Qui n’aurait frissonné en entrant dans cette pièce mal éclairée où, le bruit des pas étant étouffés par la moquette, n’était perceptible que celui produit par ces quatre mâchoires en action, coupant et arrachant de coups de dents rageurs d’énormes bouchées de leurs sandwiches, tout entiers livrés à une mastication bruyante, enfournant comme s’il n’avait pas mangé depuis huit jours, engloutissant sans sembler prendre garde à ce qu’ils avalaient, bâfrant, eût sans doute dit la marquise, qui, elle, avait reçu, lors des dix années passées à l’Institut Notre-Dame de l’Estuaire, suffisamment de leçons de bonnes manières pour ne jamais sombrer dans ces abîmes de grossièreté alimentaire, passée maître en cette technique, si admirable pour les gens de plèbe et glèbe, de se nourrir sans sembler bouger la moindre mâchoire, et de boire à gorgées minimales et silencieuses, ce qui n’étaient pas le cas en ce moment des trois inspecteurs qui, Lognon préférant depuis toujours l’eau de Vichy à la bière – fallait-il voir dans ce détail la clé du succès des romans de Milan Moneste au cours des dernières années ? –, se partageaient, à eux trois et bruyamment, les demis alignés sur le bureau du commissaire ! C’est Lapointe qui, dernière bouchée avalée et lèvres essuyées d’un revers de manche, rompit ce qui n’était pas le silence, mais plutôt un brouhaha masticatoire : « Vous savez patron, avec tout le respect que je vous dois, mais… Convoquer la marquise, bon, c’est sûr… mais enfin… avec ses relations, tout ça !… et puis, on s’emballe, on s’emballe !… mais on n’est jamais à l’abri d’une erreur… »

où une pendule peut vous emmener du côté de Valanjou

Posted in flics et privés, marquise with tags , , , , , , , , , , , , , on mars 9, 2010 by michel brosseau

Emma de la Bôle entrerait bientôt dans le bureau du commissaire, et on pouvait dire qu’elle était attendue de pied ferme madame la marquise sortie sur les coups de cinq heures pas plus tard que la veille – la veille pour encore un peu plus d’une heure, d’après la pendule qui ornait l’une des cloisons, cette pendule que Lognon regardait souvent avec un regard plein de nostalgie et d’émotions mêlées, seul héritage laissé par l’oncle Édouard à son neveu adoré, dernier objet que les huissiers n’avaient pas saisi chez cet inventeur incompris, génial et jusqu’au bout malmené par le vie, mais ça aussi, c’est une autre histoire, comme hier celle d’Amédée de Pornique, mais cette fois une histoire de laissé pour compte, avec du H majuscule quand même un peu, mais vous la raconter là, comme ça, maintenant, ce serait pas vraiment raisonnable, parce que ça nous retarderait encore un peu plus, et que vous autres, lecteurs, c’est peut-être pas ça que vous attendez, l’histoire d’un gars qui foire sa vie comme tout ce qu’il entreprend, ça correspond pas à vos mots-clés : si ça se trouve, c’est sandwiche que vous avez tapé, parce qu’un pique-nique en vue, une sortie scolaire du petit ou une randonnée pédestre à organiser avec l’amicale des joueurs de boule de fort de Valanjou. C’est parfois tellement surprenant comment on arrive sur une page. Un peu comme quand on lance la boule de fort, peut-être. Ça pourrait sûrement faire une belle image, ça, la boule de fort. Comment ça roule doux sur un plan incurvé. Qu’on ne sait jamais trop où ça va, et que ça finit par y aller quand même. Mais ça, c’est pas ce que vous attendez non plus, des réflexions plus ou moins vaines sur comment ça déboule, les pages, et comment ça vous mène. Jusqu’où ça vous emmène. Vous, vous voulez la suite, qu’Emma, elle entre et puis qu’elle réponde aux questions. Ou bien vous voulez une idée de sandwiches originale, du qui les étonnent les gars de Valanjou. Vous recrutez peut-être même jusqu’à Saint-Lambert du Lattay. Qui sait ?