Archive for the Uncategorized Category

où le blog devient livre numérique

Posted in Uncategorized on septembre 10, 2010 by michel brosseau

Kill that Marquise chez publie.net

 » là où le blog accompagne le chemin, l’édition numérique retransforme ce chemin en livre, mais un livre ouvert, multiple, neuf « 

pause dominicale

Posted in Uncategorized on juin 13, 2010 by michel brosseau

Pause dominicale. Si l’on souhaite connaître en avant première la fin de ce feuilleton, on peut passer dimanche à Polar en plein cœur (espace culturel des Blancs Manteaux, à Paris), sur le stand des éditions du Barbu.

PAUSE (réouverture lundi)

Posted in Uncategorized on mai 29, 2010 by michel brosseau

Lognon et cie reviendront lundi sans faute. En attendant, on ira faire un tour du côté de chez Yann-Erwann, à Loudéac pour être précis. On tentera d’y vendre La BAC d’abord et La Dame blanche était en noir, sur le stand des éditions du Barbu.

D’ailleurs, quiconque se sent une âme de mécène peut cliquer par ici ou par (pas sûr que ça convienne pour la fête des Mères, mais tant pis!).

où la bruine dégouline et le ciel bas pèse comme un couvercle

Posted in flics et privés, marquise, Uncategorized, Yann-Erwann with tags , , , , , , , , , , , , , on mai 22, 2010 by michel brosseau

Accompagné de sa « p’tite marquise », celle-là même qui à dix-sept heures, etc. – à quoi bon, sinon par souci d u rituel et fidélité à la contrainte initiale, vous le rappeler encore au cent vingt-septième épisode ? – Yann-Erwann, tennisman et néanmoins breton, n’était plus qu’à quelques pas du gymnase Jean Moulin quand survint le terrible événement qui le contraint à s’enfuir le soir même vers sa Bretagne natale. Une petite bruine s’était mise à tomber. Non pas un de ces crachins bretons si vivifiants, mais une de ces bruines qui plombe l’ambiance, une de ces dégoulinures bien glauques qui bouche l’horizon et vous noie l’âme aussi bien que les contours des bâtisses, une de ces bruines qui vous fait marcher les épaules rentrées en dedans, l’air maussade et dégoûté. Quand deux hommes les ont dépassés d’un pas pressé, ni la marquise ni Yann-Erwann n’y ont véritablement prêté attention. Que des passants marchent vite sous cette bruinasse qui vous pénétrait jusqu’aux os n’avait rien de vraiment étonnant. Ce n’est que lorsque que la main d’Emma, qu’il tenait dans la sienne, se mit à le serrer nerveusement qu’il releva enfin la tête, habitué qu’il était à marcher les jours de pluie les yeux au sol. Le grand escogriffe hépatique et le petit rougeaud râblé leur barraient le passage, les bras croisés et le regard dur. Emma était soudain devenue aussi pâle que la bande du survêtement Adidas que portait ce jour-là le tennisman armoricain. Quant à ce dernier, autant vous dire tout de suite qu’il n’affichait plus son habituelle mine de jeune premier. Ils demeurèrent ainsi quelques instants, aussi tremblotants qu’Alfonsi au réveil, immobiles sous la bruine sale qui détrempait la ville. Combien de temps exactement, Yann-Erwann fut bien incapable de le préciser, arguant du fait que sa dyslexie mal soignée avait entraîné une perception déficiente tant du temps que de l’espace. Il allait exposer comment son institutrice avait, pendant son année de cours préparatoire, repéré ses problèmes quand le commissaire Lognon, rompant avec sa résolution de demeurer patient, se permit de l’interrompre, parfaitement conscient, à la différence de son interlocuteur, que l’on avait assez perdu de temps comme ça : « Alors, comme ça, vous étiez face à face sur le trottoir et… »

où les choses se précisent sans que l’on sache vraiment de quoi il s’agit

Posted in flics et privés, marquise, Uncategorized, Yann-Erwann with tags , , , , , , , , , on mai 20, 2010 by michel brosseau

Plus friand d’aventures extra conjugales que de celles qui alimentent les romans du même nom, Yann-Erwann, tennisman et néanmoins breton, comprit qu’il valait mieux s’éloigner d’Emma le jour où, sortant de chez lui en compagnie d’icelle aux environs de dix-sept heures et prenant soin de saluer le petit vieux d’en face qui, comme à l’accoutumée, se tenait à sa fenêtre, confectionnant un nouveau rond de serviette sur son tour à bois – s’il n’avait pas eu à quitter Paris précipitamment suite aux événements qui ne tarderont plus désormais à vous être dévoilés, sinon dans cette phrase  – vouée à l’inachèvement car, vous avez pu le remarquer, le tennisman breton se perd souvent dans ses propos –, du moins dans une autre, Yann-Erwann eût sans doute demandé au septuagénaire de confectionner, contre espèces sonnantes et trébuchantes, cela va de soi, car, on a beau dire, toute peine mérite salaire, même de nos jours où ce que l’on a l’impression parfois que le monde il marche cul par-dessus tête question boulot et compagnie, un petit rond de serviette rien que pour sa « p’tite marquise », avec son prénom écrit dessus, à la pyrogravure, avec des belles lettres gothiques, un peu comme sur les bols qu’on voit dans les endroits où ce que vont les touristes… La date exacte, il ne s’en souvenait pas. Juste que c’était un mardi. Ça, il en était sûr et certain parce que le lundi, ils ne pouvaient pas se voir, avec sa « p’tite marquise », étant donné qu’elle avait bridge avec des copines à elle, et que le mercredi, lui, il était pris par les leçons pour les gamins. Même que ça lui revenait maintenant, une fois dans le train – parce qu’il était parti fissa sans même prendre le temps de réfléchir ou quoi qu’est-ce que c’est même de faire une valise, parce que quand y a urgence y a urgence, et que c’était surtout pas le moment de perdre du temps après ce qui venait de lui arriver – une fois dans le train il s’était dit que les gamins le lendemain, au moins il aurait pas à les supporter. « C’était déjà ça, un peu de réconfort après la tempête, comme on dit, hein ! » Lognon hochait la tête en silence. Être patient. Ne surtout pas le brusquer. Pas de précipitation !… Surtout, pas de précipitation !…

où l’on résume le propos de Yann-Erwann (ou tout du moins une partie)

Posted in flics et privés, marquise, Uncategorized, Yann-Erwann with tags , , , , , , , , on mai 19, 2010 by michel brosseau

Capable de mettre du cœur à l’ouvrage sans pour autant se montrer téméraire, Yann-Erwann, tennisman mais néanmoins breton, expliquait au commissaire, avec force conviction et nombreux gestes parasites, comment il en était arrivé à devoir abandonner l’objet de son cœur à Paris, adultérine dulcinée qu’il s’obstinait à nommer sa « p’tite marquise », sans même remarquer le sourire qui à chaque fois s’affichait sur les lèvres de Lognon, lui conseillant, ultime précaution témoignant d’un souci de détail tout à son honneur – la charge assénée hier à l’égard de ce personnage n’était-elle pas exagérée ? – de renoncer à son habitude certes louable mais désormais dangereuse de sortir tous les jours aux environs de cinq heures. « Parce que moi, j’ai tout de suite compris qu’on avait à faire à des gars du genre qu’y faut pas rigoler avec, vous voyez… Des gars, si on les avait tout le temps dans les pattes, c’était pas pour les beaux yeux d’Emma… Non, c’était louche !… » Fatigué de voir sa vie transformée en un véritable roman d’aventures – vous nous permettrez, lecteur, désireux de redonner du punch à ce feuilleton trop souvent tenté par la dilution narrative, de synthétiser les propos tenus ce jour-là dans le bureau où séjournait exceptionnellement Lognon, et qui n’était autre que celui du jeune Lapointe – l’amant d’Emma, après quelques conseils de prudence et vraisemblablement, quelques dernières et farouches effusions – supposition de notre part, car, souci d’efficacité ou pruderie affectée, rien ne filtra dans les propos de Yann-Erwann quant aux conditions érotico-pulsionnelles de ses adieux à la marquise – mit entre lui et le duo d’hispanisants suffisamment de kilomètres pour se sentir tranquille. « Même si on n’est jamais à l’abri de rien, hein !… c’est sûr… Mais après ce qu’ils avaient essayé de faire… c’était quand même plus prudent !… Et pis, comme dirait l’autre, hein !… on aime bien sa tranquillité quand même* !… »

*Non ! La charge assénée hier à l’encontre de Yann-Erwann n’était en rien exagérée. Une telle muflerie ! Et pile poil à la fin de l’épisode, en plus !

où l’étranger tient une place certaine

Posted in flics et privés, marquis, marquise, Uncategorized, Yann-Erwann on mai 15, 2010 by michel brosseau

« Ah ! ça je peux vous confirmer et plutôt dix fois qu’une si vous voulez, que c’est souvent qu’elle sortait à cinq heures, ma petite marquise… Elle aimait bien que je l’appelle comme ça ! Ma petite marquise !… Cinq heures, c’était le ti thaïme, comme elle disait… Avec l’accent et tout, hein ! Pas comme moi !… Moi, bon, j’ai un peu appris dans les tournois à l’étranger… Obligé, quoi !… Comme on dit, t’as pas le choix, faut que tu te débrouilles… Alors t’apprends deux trois trucs pour t’en sortir… Ti thaïme ! Je vous avouerais qu’au début, j’ai eu du mal, avec le thé ! Mais c’est comme tout, hein, on s’y fait !… Au bout d’un moment, quoi ! Mais si je vous disais ça, c’est parce que, Emma, c’est souvent qu’elle sortait à cinq heures… Et que moi j’ai fini par lui dire, quand ça a commencé à devenir louche, quoi !… Comment vous expliquer ça ? C’est une fois que j’ai remarqué… c’était dans la rue, près de chez moi… pas en Bretagne !… mais où c’est que j’ai mon appartement… à Paris, quoi !… et ben, un soir, on allait manger un truc au Chinois qui fait le coin de la rue… elle aimait bien ça, ma petite marquise !… elle qui avait voyagé, et tout… parce que, bon, avec son mari, son boulot, tout ça… on y allait à chaque fois, au Chinois… enfin, je dis le Chinois, mais en fait le gars qui tient ça, il est du Laos, il paraît !… chaque fois, on y allait… parce que bon… enfin, vous voyez ben, quoi… sans question d’être vulgaire ou quoi que ce soit, mais comme on dit, hein ! les galipettes, hein !… et bèh ouais, ça creuse quoi !… Alors ouais, j’en étais où, moi ? On allait au chinois, et pis, arrivé en gros à l’immeuble du vieux… je l’appelle comme ça, parce qu’y a un vieux tout le temps qu’est là, à sa fenêtre… il bricole , le gars… un petit tour, qu’il a… il est là, tout le temps, à fabriquer des ronds de serviette… un passe-temps comme un autre, hein !… Et là, qu’est-ce que je vois ?… »