où l’on peut percevoir l’approche du dénouement

Vanessa – nous n’utilisons ce prénom qu’à titre d’hypothèse et facilité narrative, l’usage du dit prénom supposant en effet que les déclarations de Milan Modeste dans l’épisode précédent soient vraies, ce dont nous ne sommes absolument pas certain – affichait un sourire radieux et se trémoussait d’aise en un mouvement de balancier hanchu du plus bel effet que le pauvre Lognon, ligoté, estomaqué et humilié, ne pouvait apprécier à sa juste valeur suggestive, quand soudain elle se figea, fronçant les sourcils qu’elle avait bruns et fins et poussant un petit cri de surprise à la vue de sa patronne de marquise qui venait de pénétrer dans l’entrepôt – 48 heures exactement après sa sortie de chez elle deux jours plus tôt, à condition là aussi d’admettre comme vraie l’hypothèse posée au premier épisode et depuis confirmée par les seuls dires d’Emma, marquise de son état et accompagnée comme elle l’était à la terrasse du bistrot non seulement de sa nièce et néanmoins slammeuse Marie-Mathilde mais aussi du privé à la triste allure. Si Vanessa semblait troublée, Milan Modeste, quant à lui, ne sembla nullement étonné de voir apparaître l’hétéroclite trio, à croire même qu’il avait eu le pressentiment de leur venue. Ainsi s’adressa-t-il à eux en ces termes : « Quel plaisir de vous voir ici ! Nous vous attendions, savez-vous ? Comme je le confiais il y a peu à Vanessa – inutile, je pense, de faire les présentations, si ce n’est peut-être pour cette jeune personne… Comment s’appelle-t-elle déjà ?… Cette histoire foisonne de tant de personnages, voyez-vous !… J’y suis ! Vanessa, ma chérie, je te présente Marie-Mathilde, nièce de madame de la Bôle, artiste lyrique à ses heures et, je pense qu’elle ne m’en voudra pas de le dire, personnage secondaire et tout à fait accessoire de ce récit… une de ces touches de couleur locale qui n’a dû sa réapparition dans le cours de cette histoire que suite à l’insistance de lecteurs sans doute sous le charme de cette jeune femme quelque peu fantasque… » « Non, mais j’hallucine ! Comment qu’y cause l’autre !… » « Fantasque, vous disais-je ! Éminemment fantasque !… et tellement vraie !… tout ce que j’adore !… » Vous comprendrez aisément, lecteur, qu’il nous faille interrompre les propos de Milan Moneste, non que nous lui en voulions le moins du monde de s’approprier la paternité du présent feuilleton – les êtres numériques ne valent pas mieux que ceux de papier quand il s’agit de vous piquer d’une phrase ce que vous concoctez minutieusement depuis bientôt six mois – mais il faut bien avouer que le temps passe et qu’il serait plus qu’urgent d’en venir à la résolution de l’énigme ! Ne serait-ce qu’humainement parlant, afin de libérer ce pauvre Lognon, sinon de ses obligations, du moins de ses liens…

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Une Réponse to “où l’on peut percevoir l’approche du dénouement”

  1. et du lambeau d’illusion qu’il garde peut être dans un coin de son pauvre crâne

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