où l’on arrive à peine à y croire (et pourtant il le faut bien)

Le jeune Lapointe, à peine eut-il entendu son supérieur hiérarchique le prévenir d’un danger imminent, sentit une forte douleur engendrée par le contact d’un objet lourd et métallique à la base de sa nuque puis, tandis que ses jambes soudain molles se dérobaient sous le poids de son corps, il tomba dans un état d’inconscience où il eut peut-être l’occasion d’apercevoir la marquise en train de sortir de chez elle deux jours plus tôt sur les coups de cinq heures, ce qui ne représente qu’une possibilité parmi tant d’autres que nous ne déclinerons pas ici, et ce par souci de faire progresser ce récit qui, trop souvent, s’est égaré dans de trop nombreux méandres tout autant digressifs que dilatoires. « Né bouzé plou, môsieu Lognonne ! Plou oune zeste !… ou yé tire… » Quiconque se serait retrouvé dans la désagréable situation où se trouvait Lassoupâh aurait sans doute réagi comme lui, autrement dit serait resté aussi immobile qu’une statue de cire, matière dont, étrangement, il avait soudainement pris la teinte. Précisons à sa décharge et à celle de son jeune collègue que l’échalas hépatique (c’est lui qui vient de parler) et le ventru rubicond (c’est lui qui vient d’assommer Lapointe) avaient littéralement surgi on ne savait d’où. Lognon se serait trouvé en plein désert, d’aucuns auraient argué que le duo hispanisant n’étaient que le fruit de son imagination. Mais dans le cas présent, en pleine zone industrielle nord de Vitry-les-Ulis, sur le parking d’un grossiste en quincaillerie dont la boutique avait fermé depuis des lustres, le mirage ne représentait pas une explication susceptible de tenir la route. Et puis, vous avouerez, lecteur, que Lapointe ignominieusement et traîtreusement assommé, maintenant ignoblement traîné par les pieds par le petit gros qui dans l’effort soufflait comme un bœuf, et Lognon à l’instant même invité à se diriger vers l’entrepôt avec dans le dos le flingue de l’échalas dont le canon lui caressait la moelle épinière à travers la toile de son imperméable, tout ça c’était bien réel, tout de même !

Publicités

Une Réponse to “où l’on arrive à peine à y croire (et pourtant il le faut bien)”

  1. Certes, réel, il va sans dire : mais alors je dis : Hourrah!!! Bravo !!! TRES TRES fort LOGNONNE ah alors là, je dis chapeau (sombrero plutôt) bas au mexicain (car vue la fourberie dont il se montre ici capable, je suppose telle sa patrie – le traître qui, bientôt, d’un quart de douzaine de buts va foutre ad patres les espoirs de ce 11 unijambiste et palaçophile qui se traîne aux frais de la princesse- pas de la marquise qui à 5 heures etc etc…- dans l’autre hémisphère pour singer une équipe de football)(évidemment Lâssoupâh à présent et dans ces conditions devient un peu plus difficile à digérer…) (bicirconflexe, auteur, allons) (je me permets de faire ici remarquer à l’assistance lectorale – ou l’inverse après tout- que les jambes du Lapointe Onpoussejuskâ font partie intégrante de son corps, ce qui implique que lorsqu’icelles, « sous le poids de son corps » (sic) « se dérobent » (resic), on ne comprend plus bien dans l’état d’apesanteur dans lequel se tiendrait le jeune second) (si je me fais bien comprendre) (je ne pousserai pas l’inanité jusqu’à me relire) (lire c’est bien, commenter c’est plus compliqué)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :