où intervient l’un de ces événements bien utiles pour relancer l’action

Vers quelles horreurs allait l’entraîner cette satanée marquise sortie de chez elle deux jours plus tôt sur les coups de cinq heures? Lognon demeurait bouche bée, immobile au milieu de l’indescriptible désordre qui caractérisait le bureau du jeune Lapointe, sous les yeux étonnés, voire même consternés et vaguement inquiets du tennisman et néanmoins breton qui pensait qu’on allait lui proposer de s’en aller maintenant qu’il avait dit tout ce qu’il savait de l’affaire (c’est-à-dire pas grand-chose), Yann-Erwann qui, manquant décidément d’imagination, ne pouvait envisager pourquoi le commissaire à l’épatant appendice se tenait ainsi le regard fixe et la mine défaite – non de la fatigue et de la tension accumulées durant ces dernières 48 heures, cette fois c’était autre chose, mais cela aussi l’armoricain ne le savait pas – faisant sautiller son téléphone portable au creux de sa paume large et puissante – car contrairement à Swann le stranguleur, Lassoupâh possédait de véritables mains d’étrangleur –, marmonnant quelques propos incompréhensibles desquels ne se détachait qu’un mot revenant semblait-il plus souvent que les autres : « … pourquoi ?… » Demeuré dans cet état de trouble intense pendant quelques minutes, le commissaire finit enfin par se reprendre. Sortant un de ses légendaires mouchoirs de la poche gauche de son pantalon, la droite servant depuis toujours à abriter son briquet de secours, au cas où un malotru lui aurait dérobé le sien, ce qui arrivait fréquemment, car nombreux sont les mauvais esprits qui s’enorgueillissent de parvenir à tromper la vigilance et l’esprit d’observation quasi mythique de ce flic hors pair, Lognon se moucha bruyamment, signe qui, pour tous ceux qui le connaissaient, traduisait son retour à un état de pleine conscience. Puis, après avoir composé un numéro sur son téléphone et attendu quelques secondes à peine, il prononça ces paroles que Yann-Erwann eut bien du mal à reconstituer quand, dans un souci de réalisme et d’exactitude, nous avons pris soin de l’interroger sur ce qui s’était passé à ce moment-là, et dont il avait été le seul témoin. « Allo ! Lapointe ?… Lognon au bout du fil… Une mauvaise nouvelle, mon petit !… Décembre… » En prononçant le nom de son fidèle collègue, le commissaire aurait, selon les dires du tennisman et néanmoins breton, eu un tremblement dans la voix. « Décembre… J’arrive pas à y croire… Tu te souviens des deux types qui ont enlevé Sofia Machinchose… Oui, l’espèce de nom rital, oui… C’est ça ! Aldobrandi… Ils ont réussi à kidnapper Décembre, les salauds !… »

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Une Réponse to “où intervient l’un de ces événements bien utiles pour relancer l’action”

  1. Ah la vache, ça se corse !(comme dirait Doumé) (pour l’épisode précédent, que j’ai l’extrême indélicatesse de ne lire qu’aujourd’hui – encore sommes-nous déjà demain, car le temps, jamais, son vol ne suspend – (car comme souvent, le poète a tort) (mais peut lui chaud la réalité) (ce en quoi il a parfaitement et superfétatoirement raison) il me semble que Jules balançait plutôt, lorsqu’un pékin malotru et parfois coupable avait l’outrecuidance imbécile de lui lancer un « vous croyez commissaire ? » en réponse un : « Ah mais je ne crois rien, moi, cher monsieur, je ne crois rien ! » – à moins que ma fréquentation du Jules (amateur de blanquette de veau invétéré – dixit wiki comme pour toutes les autres informations sommaires qui illustrent mon propos sans doute, comme à l’accoutumée, un peu vaseux) ma fréquentation, disais-je, du Jules ne se limite qu’à son interprétation – pas si sotte qu’on veut bien parfois le laisser entendre – par le sieur Jean-Alexis Moncorgé – alias Gabin- du rôle) (auquel on peut préférer un plus télévisuel Bruno Crémer, né à Saint Mandé Val-de-Marne) (mais certes pas un assez falot -quoique circassien – Jean – François Henry- Richard) (moins encore qu’un Albert Préjean sautillant et joyeux…)

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