où il est question de Yann-Erwann, mais pas seulement

Tennisman et néanmoins breton, tombeur de ces dames et néanmoins sensible, sportif et néanmoins fragile, peu à l’aise avec la langue et néanmoins bavard, censé prendre un train et néanmoins le ratant, attendu par la marquise sortie de chez elle à cinq heures pour le chercher à la gare Montparnasse et néanmoins absent ce jour-là, Yann et cependant Erwann déversait son flot ininterrompu de paroles sous l’œil bienveillant de Lognon. Vous aurez à coup sûr remarqué, lecteur, vous qui l’œil vif et la synapse légère savez garder la distance nécessaire pour goûter, au-delà de l’intrigue éminemment complexe de ce récit – plaisir premier dont vous ne sauriez vous satisfaire, ce qui est tout à votre honneur ! – la complexité de ce personnage qui, saturé de clichés – et même parfois des clichés les plus éculés – parvient à prendre une épaisseur certaine de par sa nature profondément dialectique qui, à n’en pas douter, introduit dans ces pages – mais peut-on appeler ainsi le support de ces lignes ? – une dimension quasi hégélienne, faisant ainsi résonner – mais peut-être aussi raisonner – l’ensemble de la narration, devenue soudain la caisse de résonnance où se déploient en harmonies subtiles des forces dépassant largement le cadre de l’intrigue policière, révélant les personnages et les événements de ce feuilleton dans leur nature véritable et inquiétante d’apparences trompeuses. Mais laissons-là ces considérations narratologiques pour revenir à ce jeune homme à l’allure athlétique qui, certes, ne s’exprimait pas dans le meilleur des Français, mais à n’en pas douter parlait sans arrière pensées, et peut-être même sans pensée du tout ! « Parce que le beau-frère, lui, c’est pas compliqué, hein !… Tu peux toujours causer, il te répond pas !… Alors, évidemment, au bout d’un moment, ça lasse, quoi !… »

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Une Réponse to “où il est question de Yann-Erwann, mais pas seulement”

  1. Faire arriver ou mieux, advenir, les choses par l’entremise d’un muet, on reconnaît bien là l’auteur tout entier tendu vers une dialectique romanesque, feuilletonesque et diagétique (encore que pou ce dernier adjectif, je ne sois pas complètement certain de l’emploi qui serait ici pertinent) (en fait je demande à voir) (ou alors à lire) (où même à entendre) (ce serait une idée, ça, un simple fichier mp3 où nous ouirions les charmantes voix mélodieuses de Marie Mathilde et de cette marquise) (qui prétend, mais je laisse) (à moins que l’organe d’icelle ne soit comparable à celui d’une poissonnière) (ce qui ne lui siérait guère) (la roture, la roture, toujours la roture…) (en fait, ce n’est pas parce que je ne commente point que je ne lis pas) (il en est de même de pas mal d’autres d’ailleurs) (en tout cas, s’ils lisent les commentaires, ils savent ce que je pense de leur simple lecture) (encore que l’espace ainsi ouvert laisse libre court à mes ridicules atermoiements) (si c’en sont sinon de ridicules rodomontades) (allez savoir) (au fait auteur, diluez, diluez, il en restera toujours quelque chose, comme dit le poète)

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