où Lognon réagit aux propos de l’épisode précédent

Kärcher par ci, Kärcher par là, de quoi rester coi et souhaiter qu’illico la marquise à cinq heures sorte de chez elle et qu’ainsi tout rentre rapidement dans l’ordre, ou tout au moins dans le prévisible. Parce qu’estomaqué, le commissaire. Éberlué comme rarement et la bouche bée. « Alfonsi, vous vous rendez compte de la gravité de vos… de vos… » Ne savait quel mot employer, le pauvre Lognon. Insinuations… accusations… délires… ignominies… Plutôt que parler, puisque ne trouvant quoi dire, s’en mouchait de rage et d’impuissance. Alfonsi se moquait de lui, c’était certain. Il préférait raconter n’importe quoi plutôt que lui livrer ne serait-ce que le début d’une information susceptible de l’aider. Mais il ne perdait rien pour attendre ! Une épave, ce type… Une râclure persuadée qu’il suffit de porter un imperméable pour mener une enquête… Il allait voir ce que c’était qu’un flic, un vrai !… Et un du service public, en plus ! Et à la tête d’un service prestigieux ! Pas en train de végéter dans l’une de ces troufignolesques agences privées où l’on fait quoi, sinon s’imbiber aux frais du client ? Sûrement pas que l’allure de triste !… Une mentalité fallait voir comme !… « Alfonsi, vous êtes… vous… ah ! tiens si j’osais, je… » Heureusement, Lognon qui venait de se lever brusquement s’étrangla et, pâle comme un linge, toisa du regard celui qu’il venait de mentalement jeter aux gémonies – lesquelles, soi dit en passant, témoignent du caractère extrêmement soft de ce feuilleton, où certes l’on strangule, mais où l’on n’expose pas les corps et encore moins les jette au fleuve. Le commissaire demeura figé pendant quelques instants, avant de remettre son mouchoir dans une poche de son pantalon – signe d’un trouble certain, car dans les épisodes précédents il le plaçait dans la poche de son imper, avec son paquet de tabac – puis de s’éloigner d’un pas décidé, ne prenant pas même la peine de régler les tournées servies à sa table, tout obnubilé qu’il était à l’idée d’interroger Yann-Erwann… Celui-ci serait à coup sûr un client plus facile qu’Alfonsi !

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