où le lecteur profite des réflexions du commissaire Lognon

« La marquise, en sortant il y a deux jours vers dix-sept heures, elle se doutait pas que sa bonniche Vanessa n’avait plus que quelques heures à vivre. Et même si elle l’avait su, ça aurait changé quoi ? Rien ! Vraisemblablement rien ! » Le commissaire interrompit sa réflexion, le temps de se bourrer une pipe. « À moins que… Mais oui ! Pourquoi n’y avoir pas songé plus tôt ? L’oncle Édouard avait bien raison quand il disait comme ça, que les idées… Mais, bref !… Surtout ne pas perdre le fil !… J’en étais où ? Ah oui !… » Le temps de tirer une bouffée, et il reprit le cours de ses pensées. « Elle était décidément très forte, cette Vanessa !… Toujours se méfier des bonniches… On croirait pas comme ça, mais… Combien d’affaires où que les bonniches, elles m’ont tenu la dragée haute ? Faudrait que je demande, un jour, à Moneste… Mais là, un coup pareil, jamais on me l’avait encore fait !… Mais c’est qu’attention : à maline, malin et demi !… Je l’ai mis où, mon briquet ? Ah ! Voilà !… » Inutile de vous préciser ce que fit alors le commissaire. « Vraiment trop fort !… Je me doutais bien aussi… Faudrait que je mette ça par écrit… Avant que ça m’échappe !… Mon stylo ?… Toujours pareil, quand on a besoin de quelque chose… Ah ! Voilà !… Voyons voir… Vanessa ! Hé hé ! À nous deux, Vanessa ! »

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