où l’on arrive au centième épisode de ce feuilleton

Nullement à dix-sept heures que sortit la marquise – pour tout vous dire il était même pas midi quand elle a mis le nez dehors, et pas toute seule encore, accompagnée de celle par qui le scandale était arrivé, la redoutable, lèvres carminées et bandana assorti, sans compter – vous le voyez pas, là, qui sort discrètement du Quai des Orfèvres, l’air de rien, dégagé comme on dit, un œil sur son portable et l’autre sur Emma et la Mathilde – ça y est, vous l’avez repéré, mais c’est le duo à particules que vous avez paumé – on va voir ce qu’on peut faire pour vous – là, sur le trottoir d’en face, la gamine qui gesticule et cette femme pendue à son portable – vous êtes surpris, hein ! – c’est souvent que ça arrive – vous l’imaginiez pas comme ça – et maintenant que vous l’avez sous les yeux, ça vous fait drôlement bizarre, comme vous dites – à moins que vous ne le disiez autrement – c’est tout à fait possible, parce qu’après tout on se connaît pas, vous et moi, ou si peu – alors on imagine, et forcément on se trompe un peu – mais inutile de causer davantage, la voilà déjà qui remet son téléphone au fond de son sac à main – l’inspecteur, est toujours de l’autre côté du trottoir – oui, je sais bien que vous l’avez remarqué – un inspecteur que ni la marquise ni vous n’aviez vu auparavant – qu’il ne se fasse pas repérer – les fait filer à tout hasard, le commissaire – histoire de, comme on dit, histoire de – parce qu’il le sait bien, lui, que c’est la marquise qui a tout déclenché, mais qu’elle n’y est sans doute pour rien dans tout ça – enfin, on verra bien ! – parce qu’on ne peut que supposer – même si c’est sans doute ça qu’on aime – tenez, là par exemple, allez savoir où elle ira, Emma de la Bôle – un tour à la morgue pour voir son marquis de mari la tête sous le bras ? – à Meudon se recueillir devant la dépouille de son ancienne bonne ? – à la gare Montparnasse pour tenter de voir son tennisman mais néanmoins breton de Yann-Erwann ? – chez le producteur de sa Mâ-Mâ adorée ? – on n’en sait rien, je vous dis !

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Une Réponse to “où l’on arrive au centième épisode de ce feuilleton”

  1. c’est à dix sept heures qu’elle est sortie de son appartement ou bien quoi ? C’est sûr, on s’en fiche un petit peu mais quand même, voyez, c’est comme si James Stewart dans Vertigo nous faisait le coup de « mais non, j’ai jamais vu cette fille…! » ça coince, chez le lecteur, qui appelle donc ? Bon on s’en fiche un peu (cependant le comité Burma veille) (collectif ? collectif ? … Tiens, vous avez dit « collectif » ? Comme c’est étrange…) (vous en avez de bonnes, auteur…!), que devient Swann ? De quel côté le dirigent ses aveux ? (la morgue, pour EdlB, c’est comme qui dirait proscrit) (quant à montpar, c’est pire) (vu que Yéyé, on se demande bien où il se cache, ct’abruti d’sportif) (rien sur le nuage de cendres, alors ?)(nuage de cendres, ça vous en bouche un petit peu un coin, quand même malgré tout) (on est peu de choses) (mais l’irruption – pas l’éruption- de l’actualité dans un feuilleton …? hein ? Si ? Pourquoi pas ? D’la fiction? Hein? ) (je suis un peu énervé ce matin) (l’est déjà une heure…!)

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