où l’on récapitule ce qui attend le commissaire Lognon

En rentrant, ce matin-là, au quai des Orfèvres, le commissaire Lognon avait un programme sacrément chargé pour quelqu’un qui venait de passer une nuit blanche :

1. la marquise encore dans son bureau, minaudant et menant en bateau le jeune Lapointe quant à sa sortie prétendue à seize heures trente deux jours plus tôt, fredonnant de temps à autre la mélodie du grand standard de la musique cajun intitulé « Les zaricos sont pas salés », mélodie simple mais tellement efficace quant à sa capacité d’ancrage dans la mémoire qu’elle en devient un redoutable outil de torture psychologique, ce qu’Emma de la Bôle n’ignorait sans doute pas, eu égard aux états de service de son défunt mari… (mais nous ne disons déjà trop !)
2. la présence bruyante et vindicative de Marie-Mathilde Saint-Nazère, dont nous ferons le portrait plus tard, ceci afin de ne pas être accusé de privilégier la plèbe au détriment des heureux bénéficiaires du bouclier fiscal (le glaive qui va avec, il ressemble à quoi ?)
3. l’irruption, tel diable en boîte, du prétendu stranguleur de la demoiselle Aldobrandi, ce qui ne peut que surprendre, l’assassin ayant davantage tendance à toujours courir qu’à venir de son plein gré se faire coffrer
4. l’arrivée prochaine du tennisman breton et néanmoins amant d’Emma de la Bôle, Yann-Erwann Le Bris, via la gare Montparnasse
5. la mise au point nécessaire avec Alfonsi, dont la triste allure ne doit point vous faire perdre de vue, lecteur, qu’il en sait vraisemblablement plus qu’il ne veut bien le dire (ce dont nous ne pouvons le blâmer, ce dernier point créant entre le privé et votre serviteur un point indéniablement commun… de là à dire, cependant, que nous partagions d’autres caractéristiques, ce serait aller un peu vite en besogne !…)

Aussi, après récapitulatif d’un tel programme, ne serez-vous pas étonné que Lognon, à peine arrivé au quai, commença par trifouiller dans les poches de son imperméable afin de trouver un peu de monnaie, puis, se remémorant soudain l’absence de machine à café, demanda au flic de service à l’accueil d’aller commander une série d’expressos serrés à la brasserie d’à côté.

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Une Réponse to “où l’on récapitule ce qui attend le commissaire Lognon”

  1. y’a du pain sur la planche (marie-mathilde en mathilda may, ça le fait, on je dégage ?)(je me rends compte que le deuxième prénom de l’étyernel enrhumé, là, Soûppâl, est assez peu repris dans ce feuilleton, voilà qui me chagrine) (je vais en faire tout un plat, plutôt le matin tôt, dans ces commentaires) (vers 4 ou 5 comme ça)

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