où l’auteur tient à décliner toute responsabilité quant aux effets de ce feuilleton sur ses lecteurs

La soi-disant sortie de la marquise, à dix-sept heures, deux jours plus tôt, était bien loin des préoccupations de Lognon et d’Alfonsi durant ces quelques instants de silence qui, lourds de menaces et gros d’un déchaînement prochain d’une violence attisée par la rivalité, suffirent au taxi pour reprendre sa narration, ignorant qu’il était, tout comme Alfonsi, et comme vous aussi, lecteur, que le commissaire venait d’apprendre de la bouche du jeune Lapointe deux informations capitales : d’une part, qu’une dénommée Marie-Mathilde Saint-Nazère, nièce de la veuve Emma de la Bôle, s’était présentée aux quais des Orfèvres en exigeant une libération immédiate de sa tante adorée, demoiselle au bras soi disant long et à la langue à coup sûr bien pendue ; d’autre part, qu’un individu demeurant dans un immeuble sis rue de la folie-Méricourt était venu spontanément se constituer prisonnier, déclarant être l’assassin par strangulation de la demoiselle Aldobrandi. Ce qui, lecteur, vous en bouche assurément un coin, et va vous éviter plaintes et récriminations quant à l’action qui ne progresserait pas et autres balivernes du même acabit, témoignages flagrants d’une impatience maladive, voire d’une tendance à l’anxiété que nous ne pouvons que vous conseiller de surveiller, peut-être même de soigner, vous signalant au passage que le simple fait de suivre chaque jour le nouvel épisode du présent feuilleton traduit un phénomène d’addiction inquiétant, et au sujet duquel nous tenons à décliner toute responsabilité. D’ailleurs, bientôt, il faudra changer le bandeau de ce blog. D’ailleurs, on y songe ! Et pour de vrai !… Serait sans doute bienvenu, à titre préventif et histoire d’ouvrir le parapluie, d’appliquer le principe de précaution en annonçant clairement de quoi qu’il en retourne !… Comme sur les paquets de cigarettes ou les bouteilles de bibine : que la littérature de genre, ça nuit gravement à la santé, y compris morale, et que ça se consomme avec modération, ou au moins en cachette !… Parce que, nous, vous comprenez, on voudrait pas avoir d’histoires !…

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Une Réponse to “où l’auteur tient à décliner toute responsabilité quant aux effets de ce feuilleton sur ses lecteurs”

  1. Ah enfin, la voilà : ça fait un moment qu’on l’attendait, cette Marie Mathilde (non, le coin n’est pas bouché, d’autant qu’il s’agit de JV le givré qui s’accuse à tort, on a des trucs dans nos sacs aussi, auteur) (Marie Mathilde, Marie Madeleine : hey, où allez vous chercher tout ça ?) : ne la connaissant point sinon de prénom (son nom est de jeune fille de, donc elle lui ressemble sans doute un peu) on a quelque difficultés à lui attribuer une prestance (petite boulotte ? rondelette et peu haute ? des atours du haut jusqu’en bas bien en place (je cite l’ami Georges B.) ? On se perd en conjectures (on ne la souhaite simplement pas anorexique… mais de nos jours… peut-être gothique alors, percée de partout, tatouée même sur « celui qui dit toute la vérité » (dixit Georges B.))… ) On attend, addictivement en effet

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