où, après quelques réflexions, le lecteur voit surgir une nouvelle interrogation de Lognon

La marquise n’avait toujours rien révélé quant à sa sortie supposée à dix-sept heures, se contentant de minauder en grignotant le croissant qu’elle avait fini par accepter, trempant ses lèvres dans le café que Lapointe avait commandé à la brasserie voisine. Mais ne chargeons pas trop la barque ! Car pour revenir au style choisi lors du premier épisode – toujours revenir aux sources pour au moins donner l’impression d’un peu de cohérence – énoncé qui, ludique, prenait conséquemment des allures quasi mathématiques, l’accumulation de remarques acerbes sur madame de la Bôle – un nom pas si foutraquement fictionnel et improbable au regard des demandes reçues par ladite marquise sur sa page Facebook – l’acharnement à la tourner en ridicule, l’enjouement quasi pervers à souligner le caractère odieux de sa personnalité, pourraient, à court ou moyen terme, se révéler passablement désastreux, à supposer qu’un jour il apparaisse nécessaire – et cela est déjà arrivé à d’autres, un cas au moins est avéré, et autrement plus costaud que bibi ! – de devoir avouer, la voix tremblante et l’air penaud – et pourquoi pas même contrit ? – qu’Emma c’est moi ! Voilà qui en troublerait plus d’un, et non seulement le jeune Lapointe, qui, depuis deux heures, se demandait quel serait le moment propice pour annoncer à la veuve grignoteuse le retour imminent de son amant tennisman et néanmoins breton, mais aussi, et peut-être même plus encore, le commissaire Lognon qui, d’un pas pressé, traversait le parc de la maison de retraite de Meudon, coupant au travers des pelouses, ne prenant pas même la peine d’éviter les jonquilles qu’il ne voyait sans doute pas, fonçant en compagnie d’Alfonsi, peu habitué à ce genre de promenade de santé, grommelant, sans trop y croire, la proposition d’une pause comptoir avant que de foncer en taxi jusqu’au quai des Orfèvres. Mais Lognon n’était pas Maigret ! Et les paroles de la vieille Félicité tournaient en boucle dans son esprit… De quel macchabée voulait-elle donc parler ?

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3 Réponses to “où, après quelques réflexions, le lecteur voit surgir une nouvelle interrogation de Lognon”

  1. s’est ralenti et n’en est que plus halletant

  2. jusqu’à en doubler les lettres

  3. on est définitivement au printemps alors ?( c’est quoi, ce bazar avec les jonquilles, c’est pour perdre le lecteur ?) (tiens à propos de perdre quelqu’un, il y a quelqu’une qui a perdu un de ses personnages, vous l’auriez pas croisé, auteur ? Une certaine Nathalie Pages, ça vous dit quelque chose ?) (ferait partie du collectif Burma que ça ne m’étonnerait qu’à moitié, moi) (collectif ou comité d’ailleurs, je ne sais plus) (a tenté d’intégrer le Club Med il y a quelques mois, en pure perte) (quant à l’irruption de Yann Erwann – on met deux n deux n d’accord?- j’y crois qu’à moitié aussi tiens) (comme celle de JV le Givré qui attend son heure) (j’en connais d’autres d’ailleurs) (adopté le prénom à Lapointe ou quoi ?)

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