où l’auteur vous fait visiter l’arrière-cuisine

Ouvrant ce fichier, et tombant sur la première page de celui-ci, et par la même occasion sur le premier épisode de ce feuilleton, où la marquise était sortie à dix-sept heures – c’était en janvier, et par la même occasion il y a deux jours – bien obligé de constater qu’au début l’entreprise était raisonnable : un épisode de neuf lignes ! Du bref, du condensé… Un peu de nostalgie ! Parce que maintenant, quand je jette un œil sur les mini-synopsis des épisodes à venir – aujourd’hui, c’est visite libre de l’arrière-cuisine – ces dizaines de lignes avec une date en face – qui finit d’ailleurs par ne jamais être la bonne, de date, parce qu’on finit toujours par déborder un peu, surtout qu’en plus il faut pas oublier qu’il y a les commentaires, qui vous génèrent de la piste insoupçonnée – ces dizaines de lignes, donc, dont l’existence vous déçoit peut-être un peu, si ça se trouve – vous vous étiez dit, c’est marrant, quand même, le gars il écrit comme ça, un truc, tous le jours, à la va-comme-je-te-pousse, mais tout un art l’enchaînement du simili bordélique, de donner l’impression qu’on avance en aveugle – vous vous souvenez du titre du premier épisode : où l’on entre dans le récit feuilletonnesque sans bien savoir où l’on va, tout un programme, l’impression qu’une aventure qu’écrire ainsi, cette avancée à tâtons… D’ailleurs, peut-être bien qu’elle n’est présente que là, l’aventure, dans l’écriture… En tout cas, pour en revenir à ce dont il était question au début de cet épisode – qui n’en est pas un d’épisode, mais qu’importe, on s’inscrit dans la tradition : l’auteur de roman-feuilleton, il s’adresse à son lecteur, il explique, il justifie, et son lecteur s’adresse à lui, il gueule, il réclame, il propose – de l’interactif depuis l’invention de la presse ! – et que ceux qui soupçonnent une part de paresse dans ces lignes aillent relire leur histoire de la paralittérature, contre-littérature, populaire littérature, appelez-la comme vous voulez sauf innommable ! – mais je m’éloigne du sujet, au début de cette phrase, j’évoquais le début de cet « épisode » sous forme de causerie avec le lecteur, au début duquel étaient rappelées les seulement neuf lignes du premier épisode de ce feuilleton, et le fait que désormais les mini synopsis des épisodes à venir dépasseraient chacun la dizaine de lignes. Paradoxal ! Tenez, par exemple, celui de demain, où Lognon va ramener Alfonsi au quai des Orfèvres… Mais je vous en dis pas plus… ça serait gâcher !… Et puis, si ça se trouve, l’arrière-cuisine, les synopsis et compagnie, tout ça c’est du délire comme le reste, hein ! Qui sait ?

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2 Réponses to “où l’auteur vous fait visiter l’arrière-cuisine”

  1. trop paresseuse pour soupçonner et devoir lire tout ça, donc je le contente d’apprécier l’arrière cuisine, et de souhaiter de nombreuses digressions, pas uniquement pour flanquer la pagaille dans le sinopsis

  2. c’est le bazar, auteur : que vous digressiez, on en a pris notre parti mais ne pas faire avancer le truc du tout, alors là, non : les dix lignes du premier synopsis sont certes bien loin (des jonquilles en janvier, je vous demande un peu…) mais tout de même, pourriez pas laisser entendre, par exemple, qu’avec la 4L Doumé s’en fut au Bouthan ? Ou que Lognon, Târtâl pour ses intimes, a, pour sa femme, sur les coups de 5 heures (la marquis e n’a pas le monopole de l’heure, tout comme Tonton n’avait pas, selon ce prétentieux crâne d’oeuf, celui du coeur) de tendres poussées de testostérone ? J’en sais rien, moi, je ne dis rien, pourquoi Marie-Mathilde, Sofia et Vanessa (le trio qui tue) ne pointent elles pas leurs mignons museaux ? On attend quoi, au fait ? On ronge son frein, on se pose des questions existentielles, on fait patienter tout en tentant de justifier le fait que, en ce premier lundi sous l’heure d’été, le temps a tout a coup amoindri son emprise en suspendant son vol (fallait la faire celle-là)? Ici on ne perd point en conjectures, on entend gronder le tonnerre de la narration qui va dévaler, Moneste et JV le givré et toute cette fauve cavalerie qui va tout emporter sur son passage tel Attila ne laissant derrière lui que ruines et incendies, meurtres et turpitudes !! Et cette voiture de flics à contresens sur le boulevard Ledru Rollin (ah non, Richard Lenoir, bon très bien) , qui donc la conduisait ? Qui donc occit Dédé de la Bôle ? Et qui donc Vanessa Aldobrandi ? (vous voyez qu’on suit quand même), merdalors vous attendez que le petit du faubourg saint honoré fasse déferler sur vous ses hordes de CRS et confisque la suite ? On attend, on se torture, on essaye de comprendre… mais rien qu’un peu de suspens en plus…

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