où l’on évoque la jeunesse d’Alfonsi

Nous voici bien loin, lecteur, de la marquise et de ses sorties à dix-sept heures, mais il ne s’agit que d’un éloignement très relatif, car nous ne la perdons pas de vue, l’énigmatique et coriace Emma de la Bôle, lorsque, effectuant une pause – rassurez-vous, ce ne devrait pas être bien long ! – dans le récit de cette enquête, nous décidons d’éclairer le passé de Dominique Alfonsi. Après quelques années peu fructueuses sur les bancs de la faculté, où Doumé, comme l’appelaient déjà ses intimes, s’était vaguement essayé à des études littéraires, puis de sociologie, tentatives qui, chaque fois, n’avaient pas outrepassé les limites d’un trimestre – mais qui lui furent très utiles lorsqu’il reprit l’entreprise familiale spécialisé en recouvrement de créances – vint le temps où les effets conjugués de la pression sociale et familiale l’amenèrent à choisir une profession – autrement dit, quand, n’ayant plus une thune en poche, il commença à être considéré comme un boulet tant par ses proches que par ses amis, ces derniers le fréquentant de moins en moins depuis que, devenu tricard dans de nombreux bistrots en raison – ironie du destin ! – d’ardoises particulièrement démesurées, sortir en sa compagnie était devenu une sorte de jeu de piste épuisant au sein de la capitale. Soit dit en passant, et non seulement en passant mais aussi parce qu’il convient, en toute occasion, autant de plaire que d’enseigner – merci Miguel ! –, la situation du jeune Doumé illustre parfaitement cet adage populaire afro-américain, si sensiblement exprimé dans ce blues digne des plus grandes élégies baroques, chant de l’inconstance et du destin fluctuant : nobody knows you when you’re down and out. Mais trêve de discours, et puisque désormais la technologie nous le permet, plutôt que retranscrire ici les vers de cette œuvre si révélatrice de l’état du jeune Alfonsi tandis que s’achevaient les années 80, ou de décrire je ne sais quel concert improbable où se serait rendu notre héros encore débutant, laissons place au chant et à l’image :

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Une Réponse to “où l’on évoque la jeunesse d’Alfonsi”

  1. cette version là aussi, vraiment (sans doute plus 70’s mais tant pis)

    Doumé, vraiment…

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