où le lecteur obtient des révélations sans être pour autant beaucoup plus avancé à la fin de l’épisode

À ceux qui, durant les épisodes précédents, ont pu sourire de la panique du commissaire à l’épatant appendice, se disant que parfaitement absurde cette crainte de définitivement basculer dans la fiction, que pure fantaisie ces propos de l’anagrammatique Milan Moneste – vous voyez, lecteurs, que nous n’y allons pas de main morte aujourd’hui sur les révélations, laissant il est vrai Lognon et Emma de la Bôle en stand by, réduits à attendre notre attention prochaine pour continuer leur conversation à peine entamée, mais vous invitant à jouer avec le nom de l’auteur de L’Horreur aux doigts de rose* et les douze lettres qui le composent – une dimension cabalistico-ésotérique s’y dissimulerait-elle ? – à ceux-là donc qui, parmi vous, ne seraient pas loin de penser que pure foutaise foutraque et alambiqueries feuilletonnisantes sans fondements et de peu de conséquences ces effrois lognonesques, nous répondrons que l’actualité récente n’a fait que renforcer nos craintes et même, avouons-le, nos angoisses de voir Lognon, irrémédiablement pris au piège du mystérieux collectif Burma, perdre jusqu’à sa dernière once de réalité, puisque, désormais, chacun de nous devrait avoir à l’esprit que, non seulement des hommes ayant durement acquis le statut de personnages peuvent être emportés par la lame de fond de la fiction, mais aussi des écrivains, et pas seulement des romanciers, un philosophe dernièrement s’étant trouvé prendre au piège, un homme qui, pourtant, ne s’était jamais laissé aller à imaginer je ne sais quelle sortie de marquise à dix-sept heures : ainsi, lecteur sceptique (les autres le peuvent aussi), en un mot comme en cent, cliquez link et lisez ceci, et aussitôt vous comprendrez pourquoi, d’une part, nous sommes tellement inquiet pour Lognon, et d’autre part pourquoi depuis le premier épisode nous prenons soin de ne jamais apparaître dans ce feuilleton, tremblant à l’idée que la moindre part d’autosatisfaction, d’autodérision, et, pire encore, d’autofiction, ne nous amène à définitivement plonger de l’autre côté de l’écran… De quoi aurions-nous l’air, débarquant ainsi à l’improviste dans le salon de la marquise de la Bôle ?

*aux éditions de l’Équinoxe amer

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2 Réponses to “où le lecteur obtient des révélations sans être pour autant beaucoup plus avancé à la fin de l’épisode”

  1. salon pourtant très fréquenté, ou du moins l’entrée qui y mène

  2. d’ailleurs, j’avoue que la tentation est grande d’y faire intrusion et d’aller consulter les paperasses d’André ainsi que son ordinateur, mais prendre de si grands risques…

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