où l’on entre dans le récit feuilletonnesque sans bien savoir où l’on va
Sachant d’une part que la marquise est sortie à dix-sept heures, alors que tout dans sa vie allait encore bien (ou tout du moins, c’est ce qui lui semblait), et que, d’autre part, son mari a trouvé la mort au volant de sa Bentley, une demi-heure plus tôt, boulevard Richard Lenoir, dans un terrible accident mettant en cause le scooter d’un coursier, le camion d’une entreprise de maçonnerie, et un véhicule de police roulant, selon plusieurs témoins, toute sirène hurlante et à contresens, chacun comprendra aisément que le défunt ne sut jamais que sa femme avait laissé un mot sur la table de la cuisine : André, ayant exceptionnellement accordé un congé à Vanessa (je vous expliquerai les motivations de ma décision ultérieurement et de vive voix), vous vous trouverez, ce soir, dans l’obligation de vous-même faire réchauffer votre repas. Bien à vous. Emma.
janvier 5, 2010 à 3:47
Ca me plaît – parce que le boulevard Richard Lenoir a vu non seulement Desnos en culottes courtes (au 36 crois-je me souvenir) – ce qui est un point incommensurablement important – (pas le 36, Robert) mais aussi parce que Jules Maigret y rentrait quelquefois le midi (au 53 si je ne m’abuse) (en prenant l’autobus) (ou (au) pas) y déguster le boeuf carottes de mémère (j’outrepasse). Enfin, c’est un lieu de Paris où je me promène avec ma fiancée. Je m’abonne immédiatement.
janvier 5, 2010 à 4:12
J’étais au courant pour Maigret, mais si en plus Desnos a traîné dans ce coin-là!
juin 18, 2010 à 2:41
[...] moi qui l’ai embauchée ! » se répétait Emma, marquise de la Bôle née Saint Nazère et dont la sortie deux jours plus tôt sur les coups de cinq heures nous occupe depuis six mois à n’importe quelle heure du jour et même parfois de la nuit. Mais [...]